Coups de coeur romans

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Re: Coups de coeur romans

Message par serialcolor le Lun 15 Juin - 15:50

Oui merci Fredo j'ai été gâtée Wink

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Re: Coups de coeur romans

Message par Fredo le Dim 21 Juin - 22:47

Merci merci, je serai encore plus content de lire les retours après lecture de Vera Wink
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Re: Coups de coeur romans

Message par Fredo le Sam 4 Juil - 20:12

LA LIGNÉE par Guillermo Del Toro & Chuck Hogan


Photo : Reuters


C'est en Mai prochain que devrait paraitre en anglais la première partie d'une trilogie de romans, co-écrite par Guillermo Del Toro et Chuck Hogan. The Strain racontera l'invasion de New York par un virus vampire.




the Guardian a écrit:The writer and director of the film Pan's Labyrinth, Guillermo del Toro, is set to tap what has become a rich vein of new vampire fiction, signing up with HarperCollins to write a trilogy of books about a vampiric virus that invades New York.

Kicking off in summer 2009 with The Strain, the trilogy will be co-written with thriller writer Chuck Hogan and, promises Del Toro, will be "epic in scope". "The trilogy advances in unexpected ways and each book contains unique and surprising revelations about the history, physiology and lore of the vampiric race, tracing its roots all the way back to its Old Testament origins," said Del Toro, who has already given the genre filmic treatment, directing vampire sequel Blade II in 2002.

According to HarperCollins The Strain opens with the distinctly filmic arrival of a transatlantic flight at JFK airport, "where immediately upon touchdown, all power and communication to the aircraft are lost and a mysterious sliver of black appears – in the form of a slowly opening door – on the plane's fuselage."

Del Toro's fiction debut will be competing with another epic, apocalyptic vampire trilogy published next year, Justin Cronin's The Passage. This garnered a million-dollar plus book deal and a reported $1.75m film deal last year. Cronin's vampire plague is created by medical experiments, whereas Del Toro's stems from a virus, but both may be easily confused with Richard Matheson's I Am Legend, recently adapted into a film starring Will Smith, in which a plague has left nearly everyone with ferocious fangs.

This comes on top of a bloodsucking bookshop invasion which is proving very lucrative to the book industry. From Elizabeth Kostova's novel The Historian to Laurell K Hamilton's paranormal romance series Anita Blake: Vampire Hunter and teen vampire queen Stephenie Meyer, the genre is flying off the shelves. Bram Stoker would be proud.

Tapis dans l’ombre, les vampires sont là depuis toujours, à attendre. Leur heure est à présent venue. Dans une semaine, Manhattan aura disparu. Dans trois mois, les États-Unis auront été rayés de la carte. Dans six mois, notre monde ne sera plus qu’un vieux souvenir…

« A chaque décennie, le genre vampirique s’essouffle, et les mythes des morts-vivants menacent de disparaître. Mais, au dernier moment, arrive un Richard Matheson ou un Stephen King et la licence est renouvelée. Cette fois-ci les réanimateurs sont Guillermo Del Toro et Chuck Hogan avec leur terrifiant nouveau roman, La Lignée, une sorte d’enfant illégitime de Je suis une légende et Salem. » Dan Simmons


www.lalignee.fr


Sources : www.fantasticfiction.co.uk & www.guardian.co.uk

Le tome 1 sera publié le 17 septembre par les éditions Presses de la Cité.

Le site de l'éditeur : www.pressesdelacite.com
Le site de la série : www.thestraintrilogy.com

Deux vidéos promo :
http://www.youtube.com/watch?v=ZajdCzI8bmc
http://www.youtube.com/watch?v=rTwJUbAZL0c
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Julius Winsome de Gerard Donovan

Message par Fredo le Dim 5 Juil - 20:55


Julius Winsome de Gerard Donovan
# Traduction: Georges-Michel Sarotte
# Broché: 244 pages
# Editeur : Seuil (5 février 2009)
# Collection : CADRE VERT
# Langue : Français
# ISBN-10: 2020959135
Présentation de l'éditeur
Julius Winsome, quinquagénaire, vit solitaire dans un chalet au coeur de la forêt du Maine. Fils et petit-fils d'anciens combattants qui lui ont transmis leur horreur de la violence, Julius ne chasse pas, contrairement aux hommes virils de la région. Il préfère chérir ce que son père aimant lui a légué : les milliers de livres qui tapissent son chalet et le Lee-Enfield, ce fusil rapporté par son grand-père anglais des tranchées de la Première Guerre mondiale. Son unique compagnon est son chien Hobbes. La mort de ce dernier, abattu par un chasseur, déclenche chez cet homme doux une fureur meurtrière. Les halles crépitent alors dans la forêt enneigée. Julius Winsome est l'histoire tendue et émouvante d'un " étranger" à la fois hypersensible et détaché, amoureux de la langue et misanthrope. Avatar du Meursault de Camus, qui tuait "à cause du soleil ", Julius Winsome tue à cause de la neige, symbole de pureté et de deuil.

Écrit dans un style puissant et poétique, ce récit d'amour, de vengeance et de mort est à l'image du paysage, âpre, froid, cinglant. C'est aussi un hymne à la nature et à ses créatures sauvages.


Le site de l'éditeur : www.editionsduseuil.fr



« Si je devais en une phrase résumer ma vie jusque-là, je dirais qu’à un certain moment j’ai vécu dans un chalet durant cinquante et un ans. »

L’histoire de Julius Winsome, c’est surtout l’histoire d’un lecteur. Un solitaire qui s’isole dans un coin de nature pour vivre sa vie comme on tourne les pages d’un livre : pages après pages, jours après jours. Une bûche au feu, de l’eau bien chaude pour le thé et le voici qui se plonge dans la lecture d’un des livres de la bibliothèque de son père. Il hume le parfum du papier, l’encre qui a servi pour élaborer les fiches des livres, les sens en éveille.

Julius ne vit pas seul dans ce coin de nature : c’est la nature qui le berce et qui peuple ses journées de mile bruits, saveurs et images. Il ne fait qu’un avec la terre qui l’entoure.

Il ne faut pas tenter de voir dans cette volonté de vivre seul un choix cachant une amertume particulière contre le genre humain. C’est juste une manière de se préserver. Julius dit que son père lui a appris à être fidèle. Alors quand il hérite du chalet à la mort de celui-ci, il applique le précepte paternel. Fidèle à cette terre, il sera.

Julius se contente d’un univers peuplé de fleurs colorées qu’il cultive, d’oiseaux qu’il abreuve et nourri, de livres qu’il chérie et de son chien. Il bricole de ci de là, pour gagner de quoi subsister l’hiver venu. C’est le bonheur vu de l’intérieur. Ce n’est pas un hymne à la solitude, c’est juste qu’il vit comme ça et qu’il le fait bien, sans gêner qui que ce soit. La preuve, quand l’amour pointe son nez, il l’accueille et quand il s’en va, il le laisse partir sans rancœur. Un peu comme quand l’hiver pointe son nez emportant avec lui les vestiges des trois saisons qui ont précédé.

« L’empreinte du Nord disparaît dès que le soleil brille à nouveau, effacée des collines et des arbres du Maine par le chiffon du soleil et par le souffle chaud de l’automne sur le bois. »


Il vie donc de ce qui l’entoure, il est un humain en harmonie avec son environnement, à l’écoute de cette nature qui l’accueille en son sein. Il nourrie ses cinq sens, il philosophe, il se souvient, il entretien sa culture comme il entretient son feu, il est au diapason avec son monde, sans violence, sans heurt.

Et le coup de feu annonciateur de ce premier meurtre est la fausse note qui va perturber la partition de Julius. Son chien a été mortellement atteint d’une balle à bout portant. Assimilant ce qui vient de se passer, Julius ne va pas sombrer dans une rage destructrice. Il va rester le même, sans s’embraser, en continuant à raisonner comme il l’a toujours fait, avec calme et parcimonie. Pour rétablir ce déséquilibre, il va chasser le responsable de cet acte, même si pour cela, il doit éliminer quelques innocents… Il va tuer en étant pleinement conscient de ses actes, froid, comme son environnement, sans passion, sans folie incontrôlée.

C’est intéressant de faire le parallèle entre ce qui arrive à Julius et l’arrivée de l’hiver. Tel la morsure du froid qui va planter ses dents dans la chair des êtres qui oseront s’aventurer dans la forêt sans y être préparer, Julius va incarner ce froid implacable qui va mettre un terme à la vie de ceux qui se croyaient bien « armés » pour l’affronter.

C’est bien sûr emprunt d’une certaine naïveté mais Julius est en accord avec lui-même. Il sait très bien que pour atteindre le coupable, il va devoir atteindre d’autres personnes. Des dommages collatéraux ? Peut être mais Julius ne le fait pas par sadisme ou par cruauté. Il le fait parce que c’est ce qui lui semble la chose à faire. C’est difficile de trouver une excuse à son geste mais c’est aussi facile de comprendre qu’il n’avait pas autre chose à faire, comme si c’était irrémédiable.

Du coup, on serait curieux de voir ce donnerait une évaluation psychiatrique du personnage. Comment les influences de son grand père, de son père et son isolement pourraient tenter d’expliquer son geste. Comment sa déception amoureuse pourrait servir de déclencheur et facilement expliquer les évènements en voulant trouver une justification rationnelle. L’amertume par exemple. Alors que nous savons qu’il n’en est rien. La mort du chien l’a juste rendu triste. Un point c’est tout.

« Lorsqu’un chien lève la tête et aboie tout en vous regardant un peu de biais, cela signifie qu’il est d’humeur joueuse et sait que vous le taquinez. […] Si vous ne comprenez pas son langage, tout ça n’est que du bruit. Ces types qui rodaient dans la forêt ne comprenaient pas mon langage shakespearien, me semble-t-il, même si c’était du pur anglais et que j’articulais avec soin. J’aurais pu tout aussi bien leur aboyer après. Avec le temps on devient tous des chiens. »

Parce que le roman n’est pas une apologie du meurtre. C’est une fable de la nature. Les actes de Julius sont en fait à l’image de cet extrait. Il y a ce que l’on va se contenter de voir et ce que l’on va chercher à comprendre. C’est un peu le nœud du problème : la compréhension de l’autre. Parce que tenter de comprendre l’autre, c’est tenter de mieux se comprendre soi même. C’est aussi notre quotidien de lecteur, non ?
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Re: Coups de coeur romans

Message par Fredo le Mer 15 Juil - 10:50

serialcolor a écrit:Oui ben mollo je vais pas arriver à suivre Very Happy Ellory ou Ellroy ? Parce qu'Ellroy je connais comme tout le monde mais Ellory... quoiqu'il me semble effectivement l'avoir vu maintenant qu'on en parle... mais jamais lu. Il est ricain ? En fait en lecture noire je ne lis quasiment que du US pur jus. Je sais je dois passer parfois à côté de certains bons ouvrages, mais bon à chaque fois que j'ai dérogé à cette règle j'ai été déçue... à quelques exceptions près Smile Faudra qu'on reparle de tout ça plus en profondeur sur ton sujet "coup de coeur", j'aurais peut-être quelques auteurs à te recommander que tu ne connaîtras pas... qui sait ? Smile

Ellory est anglais. Il sera alors ton premier coup de cœur britannique, il va t'embarquer lui !
Tu as le choix : tu patientes jusqu'à la fin aout pour le lire en poche. Ou tu es impatiente de découvrir ce chef d'œuvre et tu vas te ruer chez ton libraire pour le lire en grand format.
Voici ce que j'en disais en début de trède :

Fredo a écrit:
Seul le silence de R. J. Ellory
Traduit de l’anglais par Fabrice Pointeau
Les morts ne sont pas les seules victimes

Joseph Vaughan, écrivain à succès, tient en joue un tueur en série, dans l’ombre duquel il vit depuis bientôt trente ans. Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps horriblement mutilé d’une fillette assassinée. La première victime d’une longue série qui laissera longtemps la police impuissante. Des années plus tard, lorsque l’affaire semble enfin élucidée, Joseph décide de changer de vie et de s’installer à New York pour oublier les séquelles de cette histoire qui l’a touché de trop près. Lorsqu’il comprend que le tueur est toujours à l’œuvre, il n’a d’autre solution pour échapper à ses démons, alors que les cadavres d’enfants se multiplient, que de reprendre une enquête qui le hante afin de démasquer le vrai coupable, dont l’identité ne sera révélée que dans les toutes dernières pages.

Plus encore qu’un roman de serial killer à la mécanique parfaite et au suspense constant, Seul le silence marque une date dans l’histoire du thriller. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, sans concession aucune, R. J.Ellory évoque autant William Styron que Norman Mailer par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu.

R. J. Ellory est né en 1965. Après l’orphelinat et la prison, il devient guitariste dans un groupe de rock, avant de se tourner vers la photographie. Seul le silence est son premier roman publié en France.

978-2-35584-013-5 • Format : 14 X22 cm • Nombre de pages : 500 • Prix public : 22 euros • Mise en vente : septembre 2008




Seul le silence de RJ Ellory.

« Il te faut juste une première phrase, dit-il. Chaque grand livre commence par une première grande phrase, tu sais ? » P361.

La première phrase du roman de Roger Jon Ellory (en ne tenant pas compte du prologue et du passage qui se passe dans le présent) :

'Rumeur, ouï-dire, folklore. Qu’elle se pose au sol ou qu’elle s’élève dans les airs, selon la rumeur, une plume blanche indiquait la visite d’un ange.' P19.

La vie de Joseph Calvin Vaughan est marquée par les nombreuses visites de cet ange. L’apparition de cette plume blanche est annonciatrice des terribles évènements qui vont parsemer l’existence de ce jeune homme. Il y a un effet papillon lié à cette particule. Cette plume qui va paisiblement se poser sur la main de Joseph, ou s’accrocher à un montant de fenêtre, plongeant celui-ci, dans un tourbillon mélancolique, fait office d’avertissement. Comme la première goutte qui tombe avant l’orage. Une simple goutte, seule et inoffensive, qui vient à notre rencontre. C’est certainement ça le plus effrayant. L’aspect anodin d’un évènement juste avant le grand chambardement. L’ombre avant la nuit.

Cet ange, qui souffle le bon et le mauvais sur son destin, serait-il sa véritable muse ?
(Une douce foi dans les Anges est le titre original de ce cinquième roman de RJ Ellory, mais aussi le titre* d’un roman qu’écrira Joseph Calvin Vaughan.)

Il suffit de quelques pages pour apprivoiser le style d’Ellory et se laisser bercer par cette douce torpeur qui plane dans les pages de son roman. Celui-ci jongle habilement entre douceur et stupeur. La douceur quand Joseph écoute les conseils de son institutrice ou quand il explique à Elena pourquoi elle ne peut pas intégrer le groupe d’Anges Gardiens. La stupeur quand on découvre l’œuvre de la Mort dans l’entourage du gamin, qui rend certains passages véritablement bouleversants.

C’est une narration lyrique mais sans effusions, sans prétentions, à la fois douce et mélancolique, qui tranche avec les passages plus difficiles où la simple description des faits nous glace les sangs. C’est cette empathie que l’on ressent très vite pour le héros qui va nous permettre de nous fondre dans son histoire. On éprouvait déjà le même genre de sentiment en lisant le roman témoignage d’Henri Charrière dans Papillon et Banco. Puisqu’au final, Seul le Silence se trouve être lui aussi en fin de compte le livre témoignage* de Joseph Vaughan.

Le seul bémol du roman est peut être cette fin un peu trop rapidement expédiée, qui propose un coupable sans expliquer le mobile et sans provoquer de véritable stupeur dans l’esprit du lecteur. Mais a-ton vraiment besoin de savoir ? Très vite en cours de lecture, on parvient à se rendre compte que l'identité du coupable devient très vite secondaire. On veut juste savoir comment Joseph va se remettre en selle, comment sa détermination et son destin vont faire en sorte qu'il puisse peut être échapper à la mort qui frappe son entourage.

« Ça s’appelle l’imagination, et l’imagination est un talent vital et nécessaire dans ce monde. […] Vous devez entretenir et cultiver votre capacité à imaginer. Vous devez laisser votre tête s’emplir d’images des choses auxquelles vous pensez et vous les décrire à vous-mêmes. Vous devez faire semblant… » P48.

Un autre aspect formidable du livre, c’est cette graine que l'auteur sème dans la tête des lecteurs qui ont envie d’écrire. Comme Stephen King l’avait fait à l’époque avec Écriture, Seul le Silence nous donne quelques conseils, quelques indices pour tenter de nous lancer à l’eau. Qui n’a jamais eu le désire de se ruer sur un instrument de musique, en lisant un écrivain nous dépeindre la magie provoquait par le contact avec un piano ou un violon. Qui n’a jamais voulu reproduire ces sensations lues, en caressant le bois d’un violon ou les touches ivoire et ébène d’un piano ? Pour l’écriture, c’est la même chose. L’envie de se prendre au jeu nous anime, et l’on peut très vite se retrouver armé d’un crayon, prêt à noircir la feuille blanche d’un cahier, juste pour faire semblant...

Pour vous mettre l'eau à la bouche, voilà par exemple, quelques passages envoutants :

'Je sentis que je me détendais à l’intérieur, comme si en acceptant sa requête je lui avais accordé l’absolution et le pardon. Je ne possédais pas ce pouvoir, mais je compris alors que le pouvoir que l’on se reconnaissait soi-même n’était rien comparé au pouvoir que les autres nous attribuaient.' P94.

« Quand tu aimes quelqu’un, tu le prends en entier, avec toutes ses attaches, toutes ses obligations. Tu prends son histoire, son passé et son présent. Tu prends tout, ou rien du tout. C’est comme ça, Joseph, c’est juste comme ça. » P187

Récemment, l’auteur a eu l’occasion de lire ‘How to write a Novel’ de David Armstrong. Voici l'un de ses passages favoris : « Plus vous travaillez dure, plus vous êtes chanceux. »

J'espère que nous saurons chanceux et que l'on aura très vite, l'occasion de pouvoir relire du RJ Ellory en France.
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Re: Coups de coeur romans

Message par serialcolor le Jeu 16 Juil - 20:17

Désolée de pas avoir répondu avant mais j'ai une tonne de boulot... je me plains pas Wink

Bon, oui alors je vais attendre fin août alors, parce que ma bibli n'a pas des rayons assez grands pour les grands formats, enfin plus... y avait qu'un seul étage et il est ras la gueule...

Il me donne un peu moins envie de le lire que ceux dont tu as parlé précédemment (le style est justement peut-être trop lyrique et puis aussi peut-être parce que tu as dis que le lecteur reste un peu sur sa faim à la fin... dieu que ma phrase est laide), mais je vais te faire confiance malgré tout. Louis m'a dit que tu étais de bon conseil ! Il paraît que tu es lectivore Smile

A +++ ! Wink

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Re: Coups de coeur romans

Message par Fredo le Jeu 16 Juil - 22:33

Le talent d'Ellory, avec ce roman, c'est qu'elle fait vibrer son lecteur. Si tu aimes vibrer, tu vas adorer. On reste sur notre faim, parce que l'on est trop habitué à avoir réponse à tout dans un roman à suspense.
Oui, je dévore je dévore les romans. Mais après le plaisir de lire, c'est le plaisir de conseiller des livres qui me passionne. Le but étant de faire mouche la majeur partie du temps, et j'ai la chance d'avoir sous la main de très bons romans pour pouvoir satisfaire convenablement les personnes qui me font confiance.
D'ailleurs, c'est l'occasion pour moi de te remercier pour tes retours et ta confiance.
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Re: Coups de coeur romans

Message par serialcolor le Mar 21 Juil - 13:58

De rien, d'ailleurs tu es un très bon conseiller car je viens d'ores et déjà d'attaquer "Au-delà du mal" et je suis déjà complètement accro !! J'aimerai bien le déguster tout doucement mais c'est mal parti Wink

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Re: Coups de coeur romans

Message par Fredo le Mar 21 Juil - 19:40

Je suis impatient d'avoir tes impressions sur ce livre qui est assez étonnant dans sa construction.
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Re: Coups de coeur romans

Message par Fredo le Mar 21 Juil - 20:12

En ce moment, je suis en train de lire cet autre excellent roman :



Adam Chase a un fond violent, et de bonnes raisons pour cela. Jeune garçon, dans le comté de Rowan, il a vu des choses qu’aucun enfant ne devrait voir. Il a souffert de blessures qui ont laissé des cicatrices. Après avoir échappé de justesse à une condamnation pour meurtre, Adam est chassé de la seule maison qu’il ait jamais connue, exilé pour un crime qu’il n’a jamais commis. Pendant cinq longues années, il disparaît pour se fondre dans le gris anonyme de la ville de New York. Aujourd’hui, il revient et personne ne sait pourquoi – ni sa famille, ni la police, ni ses ennemis laissés derrière lui. Pourtant Adam a ses raisons.
Quelques heures à peine après son retour, il est agressé et battu, confronté à sa famille et à la femme qu’il aime encore. Personne ne sait que penser de son retour, mais quand des cadavres commencent à apparaître, la petite ville se retourne contre lui et Adam se retrouve à nouveau entraîné dans la lutte de sa vie : prouver son innocence, mais aussi réclamer la seule vie à laquelle il ait jamais aspiré.

Un thriller décapant et vertigineux : Rivière rouge vous hantera même après la dernière page.

Traduit de l’anglais par Hélène Hiessler


Le roman depuis le 13 Mai dernier.
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Re: Coups de coeur romans

Message par fenrhyr le Mar 11 Aoû - 0:30

Je fais partager mon dernier coup de coeur roman. Je suppose que pour les amateurs de steampunk, il trone déjà dans la bibliothèque. Je le recommande à toutefois à ceux qui veulent s'essayer au genre ou simplement lire un $%£@ d'excellent bouquin ! (Par contre, j'ai trop la flemme de copier et mettre en forme le texte avec les images)

.:Les Voies d'Anubis:.
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Re: Coups de coeur romans

Message par Fredo le Dim 6 Sep - 19:17


LA LIGNÉE par Guillermo Del Toro & Chuck Hogan
Traduction : Hélène Collon



Tapis dans l’ombre, les vampires sont là depuis toujours, à attendre. Leur heure est à présent venue. Dans une semaine, Manhattan aura disparu. Dans trois mois, les États-Unis auront été rayés de la carte. Dans six mois, notre monde ne sera plus qu’un vieux souvenir…

« A chaque décennie, le genre vampirique s’essouffle, et les mythes des morts-vivants menacent de disparaître. Mais, au dernier moment, arrive un Richard Matheson ou un Stephen King et la licence est renouvelée. Cette fois-ci les réanimateurs sont Guillermo Del Toro et Chuck Hogan avec leur terrifiant nouveau roman, La Lignée, une sorte d’enfant illégitime de Je suis une légende et Salem. » Dan Simmons


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Guillermo Del Toro est familier de l’univers des vampires. Il a déjà eu l’occasion de nous montrer sa vision moderne des vampires via Blade 2, avec Wesley Snipes. Les prémices de la Lignée sont là : modernisation de la mythologie du vampire, explication scientifique du phénomène, mutation de la créature, arsenal ultra moderne pour la contrer, intégration du phénomène vampire dans les grands moments de l’histoire de l’humanité, etc.

Cette approche scientifique est intéressante dès le début du roman : un avion se pose à l’aéroport JFK mais aucun des occupants ne donne signe de vie. (voir le pilote de la série tv the Fringe). Croyant avoir à faire à une attaque bio-terroriste, les autorités envoient sur place une équipe spécialisée dans les maladies infectieuses …

L’auteur aime utiliser le folklore populaire pour nous montrer ce qui se cache dans l’ombre. Et l’histoire des vampires est un support idéal pour le faire. La formation de l’équipe est symptomatique de ce que veut créer le romancier. Elle sera chargée dans cette trilogie d’affronter le mal et la maladie qui menace de ravager la planète. Elle compte deux scientifiques incarnant le côté rationnel, un pseudo prêteur sur gage qui représente le chasseur Van Helsing qui connaît l’historique du mal qu’ils affrontent, et un dératiseur, qui leur sera d’une grande aide en leur expliquant son art de la chasse au nuisible … Face à eux, le Maitre et un millionnaire qui rêve de la vie éternel … Tour à tour, le lecteur pourra facilement s’identifier à chacun des héros qui représentent une facette des différentes sciences. Facettes que les chasseurs devront maîtriser pour avoir une chance de parvenir à leurs fins. Et pour surtout échapper à la faim des vampires …

Guillermo Del Toro et Chuck Hogan préfèrent oublier le côté romantique du vampire en costard avec deux jolies canines pour mettre en place une propagation qui s’apparente plus à celle d’un virus et d’un fléau. Oubliez le beau gosse, faites place au Monstre ! Danny Boyle avait déjà donné un coup de jeune aux zombies avec 28 jours plus tard. Et Del Toro utilise le même genre de procédé pour incarner son vampire type. En s’éloignant des clichés du genre, il réécrit la mythologie vampire en créant un phénomène que les scientifiques du roman peuvent explorer et tenter de comprendre. Il va expliquer les changements physiologiques qui s’opèrent à l’extérieur et surtout à l’intérieur de l’être contaminé.

Il annonce surtout son plan en nous expliquant très vite que cette introduction n’est que le début d’une première phase de transformation du vampire. Une première « éclosion » qui doit mener à la création d’une seconde génération, plus résistante, plus intelligente et plus en osmose avec le corps qu’elle « vampirise ». Car ici, le vampire est considéré comme un parasite qui prend possession de l’être vivant. En modifiant ses organes internes, il reste très virulent au sein de son hôte, même quand ce dernier est hors d’état de nuire. (Je crois me souvenir que c’était aussi de cette manière que Roberto Rodriguez avait présenté ses envahisseurs dans son remake de l’Invasion des Profanateurs, via des êtres infestés).

Côté reproche, on pourra juste trouver que certains combats à la fin du roman sont assez répétitifs et qu’au final, ce premier tome ne recèle pas de surprises dans son intrigue. Libéré de cette phase de présentation de l’histoire et du casting, le tome 2 permettra aux auteurs de rentrer dans le vif du sujet et de jeter sur la table les véritables grosses cartes de leur(s) jeu(x).

Disponible le 17 Septembre.
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Re: Coups de coeur romans

Message par Tonio le Dim 13 Sep - 21:00

J'y reviens dès que j'ai 3 minutes et une connexion décente, mais je m'aperçois que je n'ai encore jamais parlé de Haruki Murakami sur ce thread...

En attendant que je développe, vous avez le droit d'aller lire ses livres (tous, ils sont tous mortels) pour m'appuyer et me couvrir de louanges approbatifs quand je le ferai !

Mais, blague à part, c'est vraiment un auteur ultime !
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Re: Coups de coeur romans

Message par Tonio le Lun 14 Sep - 13:40

OK,, donc nous disions...

Sur les conseils de mon senseï Cosey, je me suis plongé dans l'univers de Haruki Murakami, auteur japonais dont Wikipedia nous apprend qu'il est né en 49, et a débuté comme traducteur de romans américains, avant de tenir un club de jazz à Tokyo pendant 8 ans (et ça a son importance). On peut également y lire qu'il est fortement pressenti pour un prix Nobel de Littérature une de ces années à venir. Et, si vous voulez mon avis, ce serait un minimum...

En effet, ce type transcende l'Ecriture d'une manière particulièrement violente. Ses romans mêlent une observation juste et précise du quotidien à une interrogation permanente des sentiments, le tout saupoudré d'une dose de fantastique contemporain. La nostalgie du passé et le fait de vouloir s'échapper d'une vie étouffante font partie de ses thématiques récurrentes. Et, de fait, c'est assez hallucinant comment Murakami vous a, en fait, lu avant que vous ne le lisiez. Chaque roman semble avoir été écrit sur mesure pour son lecteur.

Mais le plus dingue, c'est son côté samouraï de l'écriture. Je ne dis pas ça pour jouer sur un vague cliché racial, mais bien parce qu'il a une démarche de pureté. Son style est absolument sans esbrouffe aucune. Il se contente de marcher à l'économie et de taper juste à chaque phrase. Il me fait profondément halluciner parce que, j'ai beau le décortiquer, il n'y a pas spécialement d'effets de style, aucune logorhée. Non, il se contente d'écrire les choses. Et il parvient à toucher l'invisible (le lien humain, la complexité des sentiments, une atmosphère, ce que vous voudrez...) à chaque fois. Sans doute est-ce cela, le Génie authentique !

Bref, si j'ai réussi à vous convaincre, je vous conseille de commencer par celui-là . Il est court et très représentatif de son oeuvre.



Vous pourrez ensuite vous essayer à celui-ci. Plus contemplatif, mais non moins génial. Son talent pour décrire une situation, une simple personne attablée dans un Denny's en train de lire un livre y est saisissant. Vous ne vous contentez pas de retirer les infos du texte, vous vivez littéralement la scène.



Il sera alors temps de vous attaquer au plus gros morceau, la géniale trilogie dite du mouton sauvage (notez que le côté trilogie tient à un perso récurrent mais que, finalement, vous n'êtes pas obligés du tout de les lire dans l'ordre...) "Danse, danse, danse", le 3e, est un de mes livres préférés.



Je ne vous mets pas de résumés parce que, aller chiner dans les librairies, c'est bien aussi... Et que ceux que j'ai trouvé ne parlent absolument pas des livres en eux-mêmes, juste de leur auteur. J'en ai quand même trouvé un qui parlait de "Contradictions de héros en quête d'un inaccessible absolu", et ça me paraît pas mal résumé !

Bonne lecture ! La prochaine fois, on causera de Ryu Murakami (aucun lien), autre auteur formidable, mais pas pour les mêmes raisons...
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Re: Coups de coeur romans

Message par Fredo le Ven 18 Sep - 1:17



La présentation de l'éditeur :

Wisconsin, automne 1907. Sur un quai de gare, Ralph Truit, magnat local, attend un train dans lequel se trouve son dernier espoir, une promesse de bonheur et d'harmonie retrouvée. Plusieurs mois auparavant, il a placé une annonce dans un journal pour trouver une femme. Dans le train, Catherine Land se débarrasse de ses atours de courtisane pour se déguiser en femme simple et honnête.

Such things happen.

Ce superbe roman de Robert Goolrick, une Femme simple et honnête, est une fable littéraire sur la perte de l'amour. Un petit opéra de 411 pages.

Que devient une âme dans le corps d'un être que l'amour a quitté ? Qu'éprouve-t-il à l'évocation des souvenirs de la passion et de la chaleur du corps de l'autre ? Que fait-il quand il a l'occasion de se repentir ? Qu'est-il prêt à subir pour avoir une nouvelle chance ?

«Il est des choses auxquelles on échappe, pensa-t-il. Mais contre la plupart d'entre elles on ne peut rien, et le froid en fait partie. On n'échappe pas à ce qui est écrit pour nous, surtout au pire. La perte de l'amour. La déception. Le fouet aveugle de la tragédie.»

C'est avec charme et lyrisme que Robert Goolrick nous dépeint cette histoire ayant pour cadre un coin du Wisconsin, à l'aube de l'hiver 1907. L'auteur excelle à nous faire partager les tourments de son richissime héros, Ralph Truitt mais il l'est tout autant avec l'autre héroïne du livre, Catherine Land. Il parvient à merveille à incarner en Catherine tout la profondeur et la complexité d'une femme hantée et tout aussi tourmentée que son futur compagnon.

Cette faculté qu'à l'auteur à plonger dans les recoins les plus intimes de l'âme de Catherine Land nous fera à la fois frémir et espérer, comme Truitt.

«Il se rappelait la première fois qu'il avait vu le bras nu d'une femme. La première fois qu'une femme avait dénoué ses cheveux rien que pour lui, la cascade riche et saisissante de la chevelure, et ce parfum de savon et de lavande. [...] Il sentait encore la chaleur de son premier baiser. Il avait aimé tout cela. Autrefois, rien d'autre ne comptait pour lui. Tout le sens de sa vie était contenu dans les appétits de son corps»

La trouvaille aussi de ce livre est éditoriale. Les éditions Anne Carrière ont eu la riche idée de confier l'adaptation de ce roman à Marie de Prémonville. Elle retrouve ici un univers qui lui sied à merveille, où chaque mot à son importance et son évocation, doux comme la soie ou piquant comme la morsure du froid.

Une femme simple et honnête, c'est l'histoire des ruines de deux vies, d'un vieux jardin italien et des obsessions qui poussent des êtres à vouloir changer les choses, à vouloir les venger aussi, sans se soucier des conséquences.

Ce côté irrévocable saute aux yeux en cours de lecture, comme cela avait était le cas en lisant la Ballade du Café Triste de Carson McCullers. Les personnages s'engagent dans un sentier qui va les mener à la tragédie. Ils ont alors à ce moment un œil particulier sur ce qui les entoure.

Le narrateur également va profiter de cette torpeur pour insuffler à son récit de la poésie, de la philosophie et de l'amour. Parce que pour dépeindre au mieux la tragédie, le pessimisme, la vengeance et la trahison, il faut aussi pouvoir exprimer la passion, l'optimisme, l'amour et la dévotion.

En nous présentant les tragédies des vies respectives de Ralph et de Catherine, Robert Goolrick permet à quelques rayons de soleil de s'immiscer et d'éclairer leurs espoirs et leurs rêves. Et c'est cet équilibre que l'auteur va parvenir à maintenir, jusqu'à la dernière page du roman. Jusqu'à ce que la vérité du cœur l'emporte sur tout le reste.

Ces choses là arrivent.
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Re: Coups de coeur romans

Message par Fredo le Lun 26 Oct - 17:55

Pour Vera et les autres, mon blog tout neuf :
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Re: Coups de coeur romans

Message par Fredo le Sam 23 Jan - 16:24



Après la bande dessinée, le roman ! C'est aux éditions Anne Carrière que paraitra le 04 Mars prochain, le premier opus de Patrice Ordas & Patrick Cothias, les Eaux de Mortelune.



Présentation de l'éditeur :
Sur les ruines d'un Paris dévasté, une société féodale s'est développée autour du contrôle de l'eau, une richesse devenue plus rare encore que la vertu.
Obsédé par le secret qui lui confère une éternelle jeunesse, son tyran, le prince Jérôme Mortelune, conduit avec une insatiable perversité son royaume vers l'extinction qu'il mérite.
Alors que la menace d'une révolution gronde, Violhaine, l'incandescente courtisane, et son jeune fère Nicolas, le violoniste muet, deviennent les héros d'une geste portant en elle la fin du monde et la possible renaissance d'une humanité plus supportable.

Les auteurs :
Patrice Ordas a été musicien, graphiste, professeur de dessin et d'histoire de l'art, et conseiller pour les métiers d'art auprès du ministère de la Culture. Il est l'auteur de plusieurs romans historiques. Il vit en Bretagne.
Patrick Cothias, grand voyageur, est le prolifique scénariste de nombreux cycles de bande dessinées, dont les Sept Vies de l'épervier, et de l'œuvre-culte les Eaux de Mortelune, dont le présent ouvrage est la foisonnante extrapolation. Il aura fallu à ses deux auteurs six années pour l'écrire. Il vient en Bretagne.

Liens :
La source : http://4decouv.blogspot.com
Le site de l'éditeur : www.anne-carriere.fr
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Re: Coups de coeur romans

Message par ozz le Dim 24 Jan - 16:08

après avoir lu la collection bd je dois dire que je suis très tenté par ce bouquin.
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Re: Coups de coeur romans

Message par Louis le Mar 26 Jan - 13:35

le premier cycle est énorme!!! indispensable, le second, vraiment pas essentiel;)

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Re: Coups de coeur romans

Message par Fredo le Mer 16 Juin - 22:37


Trilogie des Pulsions
Opus 1: Les Cicatrices, par Jac BARRON


Date de sortie FRANCE: le 18 Juin 2010
Nbre de pages: 427 pages
Catégorie: Thriller psychologique
Collection: Sang pour Sang
Europe: 19,50 €

Présentation de l'éditeur :
Région parisienne, de nos jours. Un adolescent porté disparu est retrouvé en vie, mais atrocement torturé. Les blessures infligées montrent sans équivoque qu’il s’agit de l’œuvre d’un tortionnaire et que le bourreau recommencera. L’enquêteur Serge Miller est chargé de l’enquête.

Dans ce thriller angoissant, chacun a sa place. Serge Miller, chargé de l’enquête, Franck Marshall, le pisteur de psychopathes, Marc Dru, le psychologue. Il y a aussi « la proie », un jeune homme perdu qui passe ses nuits dans un célèbre back room parisien depuis qu’il a été rejeté par son père. Dans son errance, il rencontre un curieux personnage qui l’invite chez lui et le retient prisonnier dans sa cave. Le jeune homme s’aperçoit vite qu’il n’est pas seul, que son bourreau s’acharne sur d’autres victimes et qu’il insiste pour qu’il y participe en offrant ses tortures en spectacle. Et puis il y a « le prédateur », qui repense souvent à son père, celui qu’il l’a aidé très jeune à tuer. De son enfance à ce jour, il remonte le courant de son parcours initiatique, il donne un sens à ses actions, une logique. À son tour, il a envie de « partager » son savoir mais il lui faut trouver quelqu’un qui le comprenne…

Thriller psychologique au rythme effréné, aux scènes chocs et au suspense haletant, Les Cicatrices est un roman viscéral, une expérience terrifiante qui s’articule autour de six personnages. L’intrigue se déroule à travers leurs yeux, le lecteur étant, chapitre après chapitre, alternativement dans la peau du psychopathe, du psychologue, de l’enquêteur, de la proie, du pisteur ou de sa petite amie au déséquilibre mental avéré. Le premier opus de la Trilogie des Pulsions donne le ton implacable d’une œuvre sombre et dérangeante qui n’épargne personne, et surtout pas le lecteur.

L'auteur :
Jac Barron est un self made man, originaire des Deux-Sèvres, en France. À l’âge de 18 ans, il « monte » à Paris pour chercher du travail. Au hasard de ses rencontres, il fait la connaissance de Bertrand Le Page, manager réputé, découvreur notamment d’Axel Bauer et du duo Mylène Farmer et Laurent Boutonnat. Jac a refusé ses propositions de chanter mais ils sont devenus amis. Ce que voulait Jac Barron, c’était écrire, et Le Page l’a fortement soutenu. Aujourd’hui, après avoir repris ses études, dont une année en criminologie, il se réalise brillamment comme écrivain, s’offrant le luxe d’entamer sa carrière par une fascinante trilogie dans laquelle il impose un rythme nerveux et un style sans complexe.

Le site de l'éditeur : www.transitediteur.com


Mon avis sur PP :
Fredo a écrit:Une belle claque que ce premier opus de la trilogie de Jac Barron. Ce thriller psychique est un véritable OLNI dont le casting est autant de mailles de nylon reliées entre elles, dont on tire une extrémité au fur et à mesure, afin de les resserrer, de les écraser ... C'est oppressant, collant bien aux interrogations du lecteur. Le roman lui donne un rôle actif puisque c'est avant tout la psychologie des personnages qui est mise en avant. Le décor s'estompe pour nous plonger dans un univers pessimiste, où la moindre raie de lumière sera vite dévorée. Le roman contient quelque scènes difficiles, attention aux âmes sensibles.



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Re: Coups de coeur romans

Message par Fredo le Mer 16 Juin - 22:37

Pulsion : action influencée par l'inconscient.

Psychique : qui concerne la pensée, l'esprit.

Cicatrice : Trace d'une blessure morale, d'un souvenir traumatisant.

Ce que l'on ne peut pas reprocher à l'homme, c'est d'être lucide. Pour lui, il est devenu évident qu'il est plus facile d'abandonner un enfant que de l'aimer. De croire en un Dieu libérateur que de faire le travail soi-même. D'assumer sa sexualité plus conforme à celle qui est considérée comme la norme plutôt que celle que l'on a vraiment au fond de soi. Il est toujours plus facile de voler ce que l'on ne peut s'acheter et de tuer celui ou celle qui n'est pas d'accord avec vous, pour alimenter son ego. L'homme fuit ses responsabilités et la génération à venir en rajoute une couche : elle jouit du fait qu'elle ne se sent plus responsable de rien. [...] Non, l'homme ne veut pas guérir. L'homme veut jouir.

Marc Dru, page 206.


Comme Maxime Chattam en son temps, Jac Barron vient à la rencontre de ses lecteurs avec le premier opus d'une trilogie.

Difficile durant les premières pages de mettre le doigt sur ce qui caractérise l'écriture de Jac Barron. Pourtant, c'est là, devant notre nez. L'histoire se déroule bien de nos jours, à Paris, mais l'auteur donne vie à ses personnages en créant l'impression fantomatique qu'ils errent entourés d'une sorte de halo, comme des comédiens éclairés sur scène par la «poursuite» et laissant le décor un peu en retrait. Ce dernier s'estompe pour nous plonger dans un univers pessimiste, où la moindre raie de lumière sera vite dévorée par les ténèbres. Par conséquent, en l'absence de détails sur l'environnement dans lequel évoluent les personnages, on a le sentiment de lire un roman d'anticipation. Et c'est en partie sur cette base qu'il a bâti son thriller psychique. Qu'on se le dise.

En matière de thriller psychologique et de trilogie, Jérôme Camut et Nathalie Hug ont, avec la Voie des Ombres (Prédation, Stigmate, Instinct) lancé des pistes, suggéré une manière de lier la psychologie de leurs personnages à celles de leurs lecteurs. En déterminant trois étapes, trois tempéraments qui font référence aux trois tomes, ils gagnent à l'occasion une identité : la colère, la résignation, la compréhension. Avec en toile de fond, ce sentiment quelque peu poisseux et collant qui interpelle subtilement l'esprit en cours de route et que l'on se prend de plein fouet à la fin : ce sacré syndrome de Stockholm.

Il est encore trop tôt pour pouvoir situer les Cicatrices dans la trilogie de Jac Barron (qui sera suivi par Plasma et Impulsions) mais force est de reconnaître que cette incursion dans le thriller psychique, cette fois, va avoir le même genre de répercussion sur le lecteur. Ici, c'est avec l'inconscient de ses personnages et ses mystérieuses influences qu'il joue.

Comment reconnaît-on un bon auteur de thriller ? Outre le fait qu'il produit une bonne histoire, il anticipe et couve les réactions de ses lecteurs. C'est un des éléments fascinants de ce premier opus, en effet le romancier nous colle au train. Cette oppression ressentie pendant la lecture sera confirmée dans le texte. Jac Barron surveille l'évolution de ses personnages et implique son lecteur.

Les premiers chapitres, qui alternent à la première personne chaque point de vue du casting, sont quelque peu déstabilisants. Juste le temps de s'habituer aux différents narrateurs, à ces autres voix qui vont venir chuchoter leur pensées aux oreilles du lecteur. Une manière pour lui de changer de peau et d'alterner les mues. L'auteur surveille son lecteur comme le lait sur le feu, n'hésitant pas à l'occasion à crever à coups de canif cette peau qui apparaît au fur et à mesure de la cuisson.

Les Cicatrices est une sorte de chrysalide qui va enfermer lecteur et personnages dans un cocon, dont la finalité ne sera révélée que dans les ultimes pages. Il faudra évoluer dans leur sillage en fonction de l'histoire, en s'attachant d'abord à Franck Marshall, à Emily puis à Marc Dru pour finalement regarder Serge Miller d'un œil nouveau.

Jac Barron nous plonge étape par étape dans les méandres de la psyché de ses personnages, pour nous laisser, après la dernière page, avec le sentiment d'être hanté par ces graines de folie qu'il a pris un malin plaisir à semer pendant 485 pages. La suite de la trilogie, il faudra la lire dans Plasma, à paraître en septembre prochain.

Un roman percutant, oppressant, un style qui va donner ses lettres de noblesse au thriller psychique et assurément, marquer les esprits.

Le livre contient quelque scènes difficiles, attention aux âmes sensibles.

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Re: Coups de coeur romans

Message par Fredo le Mar 6 Juil - 12:11



Crooked Little Vein, le premier roman du célèbre scénariste de comic books Warren Ellis, va être publier en France en aout prochain, par les éditions du Diable Vauvert. Il sera traduit par Laura Derajinski. (Merci à Marv pour les infos).

Michael McGill, un privé à la dérive, est embauché pour retrouver l'original de la Constitution des États-Unis : une version jusqu’alors tenue secrète et comportant des amendements écrits à l’encre alien invisible, qui ont le pouvoir d’insuffler au lecteur des idées proches de celles des puritains Pères fondateurs. Pour le gouvernement, il s’agit de remettre le pays sur le droit chemin d’une morale inflexible.
Mike se lance sur la piste du précieux document, dérobé dans les années 50 et depuis passé de main en main en échange de services louches entre gens mal intentionnés. Pour un demi-million de dollars, il accepte de mettre le pied dans ce que l’Amérique a de plus fou, de plus grotesque, de plus déviant et de plus hilarant.

Personnages incroyables, dialogues ciselés comme des joyaux d’humour noir : de rencontres en rebondissements, un livre guidé tambour battant par la logique du pire, à la joie du lecteur. Mais surtout une exploration d’une société qui, derrière les valeurs dont elle se réclame, est parcourue par le trash et la perversion. Et l’auteur, avec une sensible liberté transgressive, de renvoyer à l’Amérique l’image qu’elle aimerait donner. Un roman qui donne ses lettres de noblesse au terme « toxique ».

Un road book incisif d’un humour et d’une noirceur subversifs. Plongez dans la réalité crasse du pays des paradoxes !


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Re: Coups de coeur romans

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